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Un projet clos.

« Fusion et confusion » ou les ferments d’une ambition partagée pour un territoire durable et solidaire à l’Ouest de Périgueux.

 

Le projet « NOUVEL OUEST » engagé depuis le début de l’année entre les communes d’Annesse et Beaulieu, Chancelade, La Chapelle Gonaguet, Château l’Évêque et Razac sur l’Isle n’aboutira pas à la création d’un nouveau territoire en 2019.

En effet, malgré l’investissement indéfectible de chacun des maires dans ce Projet, le conseil municipal d’Annesse et Beaulieu a décidé de se retirer de la démarche, emportant concomitamment le retrait de Razac sur l’Isle du fait de l’absence de continuité territoriale, puis, plus récemment, ce fut le tour du conseil municipal de La Chapelle Gonaguet de décider de se retirer.

Les Conseils de Chancelade et Château l’Évêque ne pouvaient alors que prendre acte de l’abandon du projet de fusion.

 

« Ma commune nous y tenons, Ma commune doit vivre !!! »

 

Voici l’antienne martelée depuis plusieurs mois sur le territoire des 5 communes engagées dans le projet « NOUVEL OUEST ».

Malgré tout, les espérances adossées à ces slogans étaient clairement antinomiques entre les « porteurs et soutiens au projet » et leurs « opposants ».

Pour les opposants, le ressort de ces slogans était La PEUR :

  • PEUR de perdre son identité,

  • PEUR de voir augmenter ses impôts sans contrepartie,

  • PEUR d’être absorbé par Chancelade,

  • PEUR de perdre ses services publics,

  • PEUR de perdre de la proximité avec l’administration communale,

  • Et sûrement d’autres PEURS insondables et personnelles attisées par un discours combatif, politique (au sens politicien), construit, argumenté, s’appuyant forcément sur la certitude que « nul ne peut prédire l’avenir » et qu’« il était donc préférable de NE RIEN CHANGER ».

 

A contrario, parce que nous étions tous, au sein du projet « NOUVEL OUEST », des élus et citoyens engagés, éclairés et responsables, nous étions légitimes à marteler que la fusion, objectivement, était une plus-value, un moyen de renforcer les spécificités de notre territoire dans un environnement de plus en plus global, une garantie quant au maintien des moyens financiers permettant de poursuivre et développer des politiques ambitieuses, l’engagement d’une meilleure qualité de vie pour nous tous. 

Pour l’Histoire, martelons de nouveau !!!

 

Fusionner c’était :

  • Un aménagement et un développement territorial concerté garantissant la proximité et un service public renforcé (ensemble nous étions plus forts et nous avancions du même pas, nous étions également dans l’anticipation des échéances gouvernementales tendant, à l’avenir, à imposer des regroupements de communes ni « concertés », ni « désirés »),

  • Une représentativité plus forte de notre nouveau territoire au sein du Département, du Pays, de l’Intercommunalité et des syndicats (10 % de la population totale du Grand Périgueux pèsent forcément sur la décision politique),

  • Une identité nouvelle sans renier, ni oublier, le passé des « communes historiques » (maintien du nom des communes historiques dans l’adressage et à l’entrée des bourgs, nom de la nouvelle commune en lien avec la géographie du territoire et l’histoire du Périgord, maintien des fêtes locales, des animations et des cérémonies, etc.),

  • Une capacité d’investissement accrue favorisant l’émergence de PROJETS emblématiques créateurs de liens sociaux, notamment, et porteurs d’une image de marque désirable pour notre nouveau territoire (attractivité en lien avec une programmation ambitieuse rendue possible par la fusion et un montant de dotations plus important permettant des investissements jusque-là impossibles (à titre d’exemple, nous pouvions prétendre à 255 000 euros de bonus par an durant 3 ans et surtout le maintien de nos dotations actuelles pour une fusion à 3 communes)),

  • Un dynamisme renforcé du monde associatif (sans perte de financements, avec des regroupements intelligents et une capacité plus grande à fédérer des bénévoles),

  • Une meilleure organisation de notre administration (compétences partagées, chantiers d’envergure grâce au regroupement des techniciens et des matériels, économies en fonctionnement, évolutions de carrières facilitées pour les agents, etc.)

  • Une imposition en cohérence avec le nouveau territoire permettant de maintenir un service public de qualité sur chaque commune historique (le lissage des taux sur 12 ans aurait été adapté dès 2019 afin que les incidences fiscales soient « acceptées » par tous les contribuables du nouveau territoire…et ceci dans un contexte fiscal favorable tendant à la suppression de la Taxe d’Habitation),

  • Un territoire Durable et Solidaire parce qu’il s’agissait d’un projet concerté « pour maintenant et les générations futures » avec la volonté de ne pas obérer les richesses de notre territoire pour ces mêmes générations.

 

Un Projet méthodique

Il ne s’agissait pas ici d’ânonner des poncifs (« à plusieurs c’est mieux que tout seul », « nous avons raison et vous avez tort », « avec plus d’argent on fait plus de choses », etc. ) tout en essayant de s’en convaincre et de les imposer à tous.

Il s’agissait d’étudier méthodiquement les conséquences d’une fusion pour chacun.

Nous nous y sommes employés au travers d’une « équipe projet », d’une organisation efficiente et de liens réguliers avec le terrain (réunions publiques, communications variées, site Internet dédié, échanges informels dans la vie de nos collectivités, etc.) afin de ne pas aboutir à une décision « hors sol », éloignée des réalités de chaque administré.

Voilà pourquoi nous étions légitimes à porter ce discours, parce qu’il était réfléchi, objectivement argumenté, porté auprès des administrés et qu’il insufflait un dynamisme nouveau pour notre territoire ; il n’était pas imposé et démagogique.

 

Mais ce discours n’a pas été entendu et compris par les opposants au projet. Ils se sont appliqués à analyser et contester chaque orientation avec mauvaise foi, voire malveillance, à évaluer chaque composition de sous-groupe ou groupe à l’aune de la représentativité de chaque commune, à empêcher un véritable débat démocratique…nous n’avons jamais été dans un débat « idées contre idées » mais dans la certitude qu’il ne puisse y avoir qu’un gagnant (Chancelade) et des perdants (les autres).

Nous avons été dans une opposition de principe pour laquelle toute tentative d’explication a été suspecte, affublée de toutes les tares que le monde politique emporte aujourd’hui dans la pensée collective (« tous menteurs », « tous avides de plus de pouvoir pour leur seul intérêt »).

Nous avons été désignés, de manière ignominieuse, « les fossoyeurs de nos communes » que nous dirigeons, pour certains depuis des décennies avec loyauté, combativité, clairvoyance, compétence et légitimité.

 

Un manque de courage politique et/ou des ambitions cachées ?

Le courage politique a alors probablement manqué à certains conseillers municipaux des communes voisines de Chancelade, conseillers arguant du fait, notamment, que notre mandat actuel ne donnait pas autorité à réfléchir à l’avenir de nos communes et à une possible fusion !!!

C’est méconnaître totalement la fonction d’un élu qui, au-delà de son programme, doit anticiper, inventer l’avenir à l’aune de la conjoncture économique, sociale, réglementaire et fiscale…bref, il doit être dans l’action, l’inventivité, au plus proche des préoccupations de chacun et tenter d’apporter des solutions utiles au plus grand nombre.

 

Comment ont-ils justifié leur opposition ?

En invoquant en pourcentage les incidences du lissage des taux (obligatoire) entre les communes sur le plan fiscal dans le cadre de la fusion. Cette augmentation sur 12 ans pouvait correspondre à 30 % du montant de l’imposition de certains administrés. Invoquer en pourcentage une augmentation de la fiscalité correspondant en valeur entre 10 à 15 euros par an, dans un contexte fiscal en mouvement où la Taxe d’Habitation est amenée à disparaitre relève presque de la malveillance (passer de 1 euro à 2 euros correspondra toujours à 100% d’augmentation !!!).

En énonçant préférer payer 30 % d’augmentation d’impôt pour SA commune plutôt que pour la nouvelle…sans intégrer que le nouveau territoire aurait permis de débloquer des dotations conséquentes et que les choix politiques quant au vote des taux auraient forcément pris en compte cette manne.

En ne croyant pas en la véracité des données chiffrées apportées au débat et considérer que le cabinet conseil retenu ne pouvait être indépendant…comment répondre à cette assertion aux relents complotistes.

En criant à la perte d’identité alors que les exemples multiples présentés démontraient la persistance des communes historiques dans l’esprit de chacun, qu’il y avait la volonté affirmée de maintenir les fêtes locales et les cérémonies, que nos adresses postales allaient conserver le nom des communes historiques et que la Charte en construction aurait imposé ce principe.

En espérant, sans le dire, pouvoir conduire une liste lors des prochaines échéances électorales sur un contour communal maitrisé ?!?!

 

 

On peut donc tout confondre, mais si les opposants avaient souhaité mettre de la cohérence et de la méthode dans ce projet ils nous auraient accordé de la légitimité dans le travail conduit et surtout auraient cessé d’imaginer que nous avions quelques arrière-pensées hégémoniques d’une commune sur une autre ou pire, que nous étions lancés, pour certains, dans une démarche bassement politicienne tendant à la recherche exclusive du pouvoir pour leur seul intérêt et non celui de la nouvelle collectivité.

 

Nous avons, dès l’origine, objectivement posé les raisons nous conduisant à mener ce projet, et nous espérions, avec rigueur, pouvoir le finaliser puis vous le présenter le moment venu afin d’en débattre démocratiquement.

La consultation prévue en septembre-octobre 2018 aurait clairement affirmé « continuez » ou « arrêtez »…et nous aurions respecté ce choix.

Malheureusement, ce Projet est clos sans que chaque administré n’ait pu donner son avis !

 

Il en restera de belles choses :

  • Des liens plus étroits entre nos communes,

  • Une connaissance plus experte des politiques conduites sur chaque commune et des moyens tant humains que matériels disponibles,

  • De belles rencontres entre élus de bords politiques parfois différents,

  • Une dynamique collaborative enclenchée,

  • Une vision commune de ce que pourrait être notre territoire,

  • Une connaissance exhaustive des points forts de « l’Ouest de Périgueux » ainsi que de ses freins,

  • Une programmation faisant sens sur l’ensemble des champs de compétences d’une commune nouvelle et des orientations pouvant être encore déclinées sur Annesse et Beaulieu, Chancelade, La Chapelle Gonaguet, Château l’Évêque et Razac sur l’Isle individuellement,

  • Une compétence acquise en développement de projet.

 

Merci aux Citoyennes et Citoyens ayant participé à cette démarche, à ceux ayant par leur questionnement contribué à façonner une idée nouvelle pour notre territoire.

Soyez convaincus que ce travail conduit n’est pas vain. Il a permis de fixer un cap et a définitivement fait germer une ambition partagée pour un territoire durable et solidaire à l’Ouest de Périgueux.

A suivre.